Actionnaires
Communiqué de presse
Paris, le 18 mars 2010
RÉSULTATS ANNUELS 2009
Premiers résultats encourageants du plan stratégique
Désengagement de l’Italie
Le conseil d'administration du groupe GFI Informatique, réuni le 17 mars 2010 sous la Présidence de Vincent Rouaix, a arrêté les comptes consolidés de l'exercice 2009 tels que présentés en annexe.
Ces comptes reflètent le plan de repositionnement stratégique mis en oeuvre sous l’impulsion du nouveau président. Engagé depuis sa nomination en mai 2009, ce plan vise à positionner le groupe à moyen terme sur des offres à plus grande valeur ajoutée et à améliorer sa résistance à la crise qui touche le secteur des services informatiques en Europe.
Une nouvelle étape importante de ce plan a été franchie hier avec l’annonce par le Président au Conseil de la signature de la cession des activités italiennes. Conclue avec un industriel italien, cette cession porte sur un chiffre d’affaires de 41 M€.

En application de la norme IFRS 5, les activités allemande et italienne, dont les cessions sont intervenues en mars 2010, sont comptabilisées dans les comptes qui suivent comme des activités destinées à être cédées3.
Les procédures d’audit sur les comptes consolidés ont été effectuées. Le rapport de certification sera émis après finalisation des diligences requises pour les besoins de la publication du rapport financier annuel.
Commentant ces résultats, Vincent Rouaix, Président-Directeur général de GFI Informatique, a déclaré : «Le plan de réorientation stratégique présenté en juillet dernier se déroule comme prévu. Les cessions voulues de l’Allemagne et de l’Italie ont été réalisées. L’organisation sectorielle et le renforcement managérial sont aujourd’hui effectués avec des premiers résultats commerciaux concrets. Dans un contexte économique qui reste difficile, le groupe poursuivra l’application de son plan en vue d’améliorer ses marges et de jouer un rôle actif dans la consolidation de son marché.»
1 Le chiffre d’affaires annuel avant application de la norme IFRS 5 s’élève à 726,4 millions d’euros au titre de 2009 et 768,1 millions d’euros au titre de 2008.
2 Résultat opérationnel courant avant impact de l’amortissement d’actifs incorporels liés au regroupement d’entreprise.
3Notamment dans le compte de résultat, l’ensemble des produits et charges sont regroupés sur une seule ligne : « résultat des activités en cours de cession ». Un tableau de réconciliation pour les exercices 2007 à 2009 est présenté en annexe.
UN EXERCICE DE PROFONDE MUTATION
La mise en oeuvre du plan stratégique s'est traduite en quelques mois par un repositionnement des activités en France et par des premiers succès commerciaux encourageants.
A l’international, le groupe a décidé de se concentrer sur les marchés sur lesquels il pouvait renforcer rapidement les synergies avec la base française et gagner des parts de marchés. Cette stratégie l’a conduit à céder en mars 2010 ses activités non stratégiques en Allemagne et en Italie, filiales qui avaient fortement souffert de la crise en 2009 et dont la contribution aux résultats du groupe était faible ou négative.
BONNE RESISTANCE DES RÉSULTATS OPÉRATIONNELS
L'activité de GFI Informatique en 2009 a subi, comme l'ensemble du secteur informatique, l’impact de la crise économique. Dans ce contexte, le Groupe a toutefois fait preuve d’une bonne résistance sur ses marchés stratégiques. Le recul du chiffre d’affaires est de -2,7% (-6,7% en organique) tandis que le résultat opérationnel courant ajusté s’élève à 5% du chiffre d’affaires.
Hors application de la norme IFRS 5, c'est-à-dire en incluant les activités en Allemagne et en Italie, le recul du chiffre d’affaires est de -5,4 % (-9,0% en organique) et le résultat opérationnel courant ajusté est de 4%, justifiant ainsi la politique de désengagement poursuivie par le Groupe.
La France
L’activité en France résiste et le recul du chiffre d’affaires (-5,5%) s’inscrit dans la moyenne du marché. Avec plus de 486 M€ de chiffre d’affaires et un résultat opérationnel courant de 23,0 M€ avant coûts Corporate et de 19,1 M€ après, la France présente un ancrage solide pour le Groupe.La réorganisation des activités françaises repositionnant l’offre du Groupe dans une approche sectorielle a été très bien accueillie aussi bien en interne que chez les clients. Un certain nombre de succès commerciaux significatifs sont venus confirmer cette bonne perception : Ministère de la Justice, STX, Bouygues Telecom, EDF, BPCE… ainsi que la signature de partenariats avec Temenos et Clear2Pay dans le domaine bancaire ou Microsoft pour l’édition dans le secteur public.
L’international
L’Espagne avec un chiffre d’affaires de 70,8 M€ affiche un recul de 7,5% tandis que son résultat opérationnel courant de 2,8 M€ marque une bonne résistance compte tenu de l’environnement local.Le Portugal en croissance de 4,8% grâce à une bonne activité monétique réalise près de 32 M€ de chiffre d’affaires et un résultat opérationnel courant de 0,2 M€.
L’activité du Belux est en recul de 9,1% à 16,8 M€ et affiche un résultat opérationnel courant de 0,5 M€.
Le Canada, avec un chiffre d’affaires de 52 M€ dont l’activité s’est redressée au cours du second semestre, est en croissance de 43,7%, mais en recul organique de 26,9% après prise en compte des acquisitions de Bell et Fortsum. Son résultat opérationnel courant représente 6,3 M€ soit 12% de son chiffre d’affaires.
Le Maroc, lui aussi touché par la crise a cependant poursuivi sa croissance organique (7,2%) à 4,5 M€ pour un résultat opérationnel courant de 0,8 M€.
Activités cédées: Allemagne et Italie
Les activités en Allemagne et en Italie se sont inscrites respectivement en retrait de 12% et de 33% par rapport à l'exercice précédent. En application de la norme IFRS 5, ces activités vendues en mars 2010 sont traitées comme des activités destinées à être cédées dans les comptes au 31 décembre 2009.Le résultat des activités destinées à être cédées intègre également les moins-values de cession.
Pour l’Allemagne, le résultat de l’activité destinée à être cédée s’élève à -9,3 M€ et représente pour l’essentiel la moins-value de cession. Cette opération a généré un encaissement de 5,2 M€ pour les titres et le compte courant.
Pour l’Italie, le résultat des activités cédées s’élève à -42,0 M€. Il est constitué du résultat net de l’exercice lourdement déficitaire (-10 M€), de la dépréciation du goodwill pour 20,2 M€, de la perte complémentaire sur la cession incluant une recapitalisation de 3,5 M€.
Par ailleurs l’examen des comptes de GFI Italie a mis à jour des ajustements sur les comptes de 2006, 2007 et 2008 pour des montants respectivement de 2,9 M€, 3,3 M€ et 0,3 M€. Conformément à la norme IAS 8, ces corrections liées essentiellement à des avances fournisseurs erronées ont été traitées de façon rétrospective.
Des charges non courantes importantes
Le groupe a enregistré des charges non courantes pour 29,3 M€ qui comprennent pour l’essentiel, 9,0 M€ de coûts de restructuration concernant principalement la France et l’Espagne, 6,2 M€ de dépréciation du goodwill espagnol afin de tenir compte de la situation économique locale, 3,7 M€ de règlements de litiges avec la société Engineering et 9,8 M€ de redressement. Ce litige ancien avec l’Administration est contesté vigoureusement par la Société, mais par prudence la provision a été constituée dès lors que le redressement a été mis en recouvrement par l’Administration.
Maîtrise de l’endettement net
Au 31 décembre 2009, l’endettement net est de 95 M€, en ligne avec le niveau du 31 décembre 2008 mais en réduction sensible par rapport au 30 juin 2009.
Les flux générés par l’activité sont en forte croissance à 47,7 M€ contre 33,4 M€ l’an dernier grâce à une forte amélioration du besoin en fonds de roulement. Les investissements ont été réalisés pour près de 10 M€, l’acquisition de Fortsum au Canada pour 20,2 M€ et les dividendes ont été versés pour 11,9 M€.
DES PERSPECTIVES ENCOURAGEANTES MALGRÉ UN CONTEXTE QUI DEMEURERA DIFFICILE EN 2010
L’activité de l’exercice 2010 devrait continuer d’être affectée par un contexte économique difficile, en particulier au cours du premier semestre. Malgré cette situation peu favorable, le Groupe devrait commencer à bénéficier de la réorganisation mise en place en 2009 et renforcer ses positions commerciales sur des offres spécialisées à plus forte valeur ajoutée en France et à l’international.
Tout en restant prudent, le groupe se fixe pour objectif d’améliorer sa profitabilité en 2010 tout en poursuivant son désendettement et ceci afin d’être en mesure de saisir, le cas échéant, des opportunités de croissance.
Dans le cadre du programme de maîtrise des charges engagé depuis 2009, GFI Informatique regroupera ses 7 implantations parisiennes sur un seul site à Saint-Ouen au cours de l’été 2010. Cette opération permettra également d’accélérer la réalisation des synergies internes en mobilisant les équipes autour d’un programme de développement très fédérateur et prometteur pour ses clients.
A propos de GFI Informatique
GFI est un acteur incontournable dans le monde des services informatiques en Europe du Sud avec cinq branches : Conseil, Intégration d’ERP, Ingénierie, Infrastructures & Production et Logiciels. Dans le cadre de son industrialisation, le Groupe dispose de 11 centres d’expertises, de 2 centres de services nationaux et de 3 centres off-shore.
GFI Informatique est coté sur Euronext Paris, NYSE Euronext (Compartiment C)
Code ISIN : FR0004038099.
Relations investisseurs
Cyril MALHER
Directeur Administratif et financier
+ 33 1 53 93 44 40
cmalher@gfi.fr
Presse économique et financière
Alix Heriard Dubreuil
+33 1 56 43 44 62
alix.heriard@keima.fr
Annexes
Compte de résultat (présentation selon la norme IFRS 5)
Bilan (présentation selon la norme IFRS 5)

Tableau des flux de trésorerie (présentation selon la norme IFRS 5) (en milliers d'euros)2009
Tableau de passage sur le compte de résultat (application des normes IAS 8 et IFRS 5)
Tableau de passage sur le bilan (application des normes IAS 8 et IFRS 5)




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